Lundi 24 avril 2006
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Etonnant et inhabituel voyage que je vais effectuer en Drôme Provençale; ce périple en la demeure sera sédentaire et international, intimiste et indiscret, dessiné et photographique, lu, écrit et posté en un lieu aux limites d’un monde où l’on joue avec le temps et l’espace. Le projet élaboré est un véritable pari en tentant de découvrir différentes frontières et leurs implications émotives. Venant de découvrir la théorie d’Hundertwasser, j’ai souhaité retrouver ces peaux qui nous enveloppent, ces frontières qui se franchissent et l’occasion est opportune. La première sera naturellement ma propre enveloppe, la deuxième celle la chambre-atelier, la troisième celle de la Demeure, la quatrième est celle du journal «Le Monde» qui apportera les informations de l’extérieur et la cinquième, un livre de René Char, «Le nu perdu» car la poésie ignore le temps et l’espace.
L’ensemble de la démarche se veut émotionnelle, au sens le plus strict du terme. Un reportage où l’actualité cotoye l’anecdote personnelle, les mots et couleurs fleurissent les articles de presse, les photographies, croquis et peintures décrivent l’instant privilégié. Pour achever ce périple, il me faudra deux séjours à Piégon, de onze jours chacun et marqués tant par l’isolement que par l’ouverture.
Est arrivé le besoin de synthèse, une bonne année s’est écoulée*; mûr est le fruit; la Demeure est fidèle, la guerre en Irak toujours d’actualité et René Char plus vrai que jamais; quant à moi, je ne suis plus tout à fait le même depuis ce périple, et c’est bien ainsi.* Ecrit en janvier 2005
Par PhilippE
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Publié dans : Périple intérieur
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